Partager l'article ! Le projet du parc d’Ollières vu au travers du dossier d’enquête publique: Le Le projet consiste en la création d’un des plus ...
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Le projet consiste en la création d’un des plus grands parcs photovoltaïques de notre secteur, 96 hectares, sur des terres privées, boisées, classées, et en périphérie d’une Zone Naturelle Intérêt Ecologique et Faunistique.
Dressons le tableau :
Les élus se satisfont d’un débat public limité au strict nécessaire (affichage et publication dans des journaux locaux). Ce qui leur permet de conclure que la population n’est pas défavorable au projet (une seule personne a consigné par écrit ses doutes : le Maire de Pourcieux), et d’approuver la révision du document d’urbanisme, démarche préalable indispensable à la réalisation de l’opération.
Les personnes publiques associées :
Un consensus mou se dégage, soulignons quelques avis :
- la Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture émet un avis favorable « à part l’impact sur
les Espaces Boisés Classés ». Comment traduire un tel avis puisque le projet se fait uniquement sur des Espaces Boisés Classés ? Un vrai double
langage.
- pas de remarque du Schéma de Cohérence Territorial…qui n’en termine plus de se faire.
- la mairie d’Esparron de Pallières, qui avait initialement émis des réserves, est maintenant favorable au projet.
- la mairie de Seillons est favorable au projet alors qu’elle s’est prononcée contre le projet de Sceaux qui la concerne directement.
- la Communauté de Commune Sainte Baume Mont Aurélien est favorable à ce projet de parc porté fièrement, (comme les deux autres situés sur son territoire : Plan d'Aups et Saint Maximin), par son président.
- la Chambre de Métiers est favorable à ce projet qui pourrait avoir selon elle des retombées pour les entreprises locales lors des travaux de construction. Rappelons que la mise en place d’un parc photovoltaïque n’induit que des travaux d’abattage et de terrassement. Aucun emploi pérenne. Les travaux d’implantation et d’entretien sont réalisés en interne, par l’entreprise gérante du parc.
- le Conseil Général via ses services est beaucoup plus clair : après avoir formulé le regret de pas avoir été présent lors de la première réunion de concertation (seul était présent son Omni Président), le représentant du département rappelle que la commune d’Ollières est concernée par une multitude de projets (trois parcs photovoltaïques, un parc éolien, une zone d’activités…), que ce projet est le plus important en terme de surface, que l’étude d’impact ne peut se résumer à deux journées passées sur place, mais devra se réaliser sur un an (à la vue de la richesse du milieu cela relève du simple bon sens, mais a le mérite d’être dit). Plusieurs questions sont soulevées : Dans le cadre d’une politique de développement durable ne faut-il pas dimensionner le projet aux besoins locaux ? Quel est le bilan carbone d’une telle opération si on prend en compte la suppression des arbres ? La bonne voie ne serait-elle pas plutôt l’intégration au bâti ou dans des zones déjà dégradée ?
Nous sommes parfaitement en accord avec cette dernière analyse.
Conclusions du commissaire enquêteur :
Le commissaire enquêteur après avoir souligné que cette enquête n’a pas soulevé l’intérêt des habitants (aucun ne s’est manifesté) émet un avis favorable sous réserve que la nature soit
respectée, particulièrement lors des travaux (après ce sera plus dur). Il préconise que « la suppression d’espèces boisées ne compromette pas le
caractère forestier de la commune », « que la suppression d’Espaces Boisés Classés soit strictement limitée à la nouvelle emprise de
96 ha », « que la société mandatée par le propriétaire des terrains s’engage fermement sur le respect de l’environnement et sur la protection
de la flore et de la faune présentes sur les sites », « que le projet n’impacte pas les perspectives paysagères ».
Autant dire qu’il s’agit d’un avis favorable assorti d’une recommandation de réaliser ce parc ailleurs…
En résumé, les élus d’Ollières sont prêts à sacrifier 300 hectares d’espaces boisés classés. Le revenu sous forme de taxes ne sera que très faible pour la collectivité, sans aucune création d’emploi. En revanche, l’opération devrait générer quelques centaines de milliers d’Euros de rente annuelle pour le propriétaire des terrains.
Devons nous laisser faire cela sans ne rien dire ?
Comme au Plan d’Aups ou à Saint Maximin, c’est en mettant ces projets face à leurs contradictions, en dénonçant
l’éco-business réalisé au détriment de notre environnement, que nous préserverons notre patrimoine, nos espaces verts, et avancerons vers un véritable développement durable.
Mobilisons nous pour sauver notre forêt provençale. Il est encore temps d'agir pour éviter le pire
!
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